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L’APEI de l’Aube déploie son activité de gestion des biodéchets

  • Photo du rédacteur: Julie Simon
    Julie Simon
  • 17 avr.
  • 3 min de lecture

À l’automne 2024, l’APEI de l’Aube a lancé une nouvelle activité autour de la collecte et de la gestion des biodéchets. Porté par l’ESAT de Menois et développé en lien avec Troyes Champagne Métropole, ce projet allie transition écologique et insertion professionnelle. Une initiative qui valorise les compétences des travailleurs en situation de handicap tout en répondant aux enjeux croissants du tri des déchets alimentaires.


L’APEI de l’Aube, un acteur majeur de l’accompagnement du handicap


Association de parents d’enfants en situation de handicap, l’APEI de l’Aube occupe une place importante dans le paysage social du département. La structure emploie 900 salariés et accompagne près de 600 personnes en situation de handicap. « C’est le deuxième employeur du département », rappelle Thomas Richarme, coordinateur de l’activité biodéchets à l’APEI de l’Aube.


Parmi ces établissements figure l’ESAT de Menois qui accueille 160 travailleurs. Au-delà de la production, l’objectif reste constant : permettre aux personnes de développer des compétences et de trouver leur place dans la société. Les travaux y sont variés : sous-traitance industrielle, menuiserie, floriculture et également un service espaces verts regroupant une trentaine de travailleurs. C’est dans ce cadre qu’a vu le jour la nouvelle activité de gestion des biodéchets, intégrée aux missions de l’établissement.

 

La gestion des biodéchets, une activité en plein développement


La création de cette activité est directement liée au parcours de Thomas Richarme, qui collectait auparavant des biodéchets en tant qu’indépendant. Il a lui-même formé les salariés au compostage, Hélène GUINOT de Biocyclade est intervenue pour les formations de référents de site : « L'APEI souhaitait que ses salariés soient formés selon le référentiel ADEME-Réseau Compost Citoyen. J'ai eu beaucoup de plaisir à animer ce stage d'une journée qui a regroupé personnes en insertion et encadrants. Certains ont d'ailleurs souhaité poursuivre leur montée en compétences par la formation de guide composteur. Aujourd'hui, l'APEI compte un maître composteur, Thomas, et six guides composteurs, dont deux encadrants ».


La collecte s’organise ainsi : les biodéchets sont récupérés auprès d’une quarantaine de clients, hôtels, restaurants, cantines scolaires, commerces ou encore entreprises. Des bacs de 22 litres sont mis à disposition et collectés une à deux fois par semaine selon les besoins. Les contenants pleins sont pesés, puis remplacés par des bacs propres. « Toutes les données sont enregistrées afin d’assurer la traçabilité et de fournir aux clients des indicateurs sur leurs volumes de déchets », explique Thomas Richarme. La matière collectée est ensuite transportée à Menois. Mélangée à des déchets verts issus du broyage de branches, elle est transformée en compost. En quelques mois, l’activité a déjà progressé, passant d’environ 1,5 t de biodéchets collectés par semaine à plus de 2 tonnes.

 


Un partenariat structurant avec Troyes Champagne Métropole

 

Le développement de la filière repose également sur un partenariat avec Troyes Champagne Métropole. L’APEI a obtenu un marché pour assurer le suivi de dix sites de compostage partagé. Sur ces installations, les équipes interviennent régulièrement pour contrôler le fonctionnement : brassage de la matière, prise de température, vérification de la propreté ou encore transfert du compost lorsque les bacs sont pleins. « C’est un suivi continu des sites, avec différentes tâches à effectuer », précise Thomas Richarme.

Au-delà de l’aspect technique, ce projet revêt une dimension sociale importante. Les travailleurs de l’ESAT sont formés progressivement au compostage et certains deviennent référents sur les sites. Cette activité offre des missions variées, souvent en extérieur, qui rompent avec les travaux plus répétitifs. « Cela permet aux personnes de l’ESAT d’avoir une fonction utile pour la collectivité, ce qui les valorise », souligne Thomas Richarme.

La collectivité y trouve également son intérêt : disposer d’un acteur local capable d’accompagner l’essor du compostage. Aujourd’hui, une cinquantaine de sites existent sur le territoire, mais l’objectif est d’en développer beaucoup plus dans les prochaines années.

 

 
 
 

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