Rechercher
  • Julie Simon

Écolabel Européen : Biocyclade, partenaire de la Ligue de l'Enseignement


Biocyclade va intervenir à la demande de la Ligue de L'Enseignement dans le cadre de l'accompagnement des centres de vacances dans les démarches d'obtention de l’Écolabel Européen. Quels sont les enjeux de ce label, comment se met-il en place, quelles actions à venir ? Céline Montero, chargée de mission Tourisme durable - Écolabel Européen à la Ligue de l'Enseignement, nous éclaire.


Pourquoi l'Écolabel Européen ?


La première démarche de développement durable élaborée par la Ligue de l'enseignement est lancée dès 1992, à la suite de la conférence de Rio. Baptisée CED "Citoyenneté Environnement Développement durable", elle s'inscrit dans la lignée des Agendas 21. Une cinquantaine de centres seront labellisés en 25 années d'activité. Elle a permis de construire un réseau dynamique et structuré, d’apporter de l’expertise, de l’expérience, des outils et de la méthodologie en matière d’accompagnement des structures de vacances et de loisirs.


Depuis la mise en place du CED, le contexte a évolué. Durant 4 ans, nous avons mené des réflexions sur la vision de la transition environnementale des centres de vacances et de loisirs.

L'Écolabel Européen répondait aux attentes : c'est un label d'excellence, international et le seul à être reconnu officiellement en Europe. Pour obtenir ce label, les structures doivent constituer des dossiers conséquents ; nous les accompagnons pour trouver des financements via différents dispositifs (Tremplin, Fonds de relance tourisme durable...) ; il y a des phases d'audits, des accompagnements, des formations... C'est une aide réelle et concrète, qui nécessite tout un travail, aussi pour générer la motivation des centres. Ce label a permis de relancer une vraie animation de réseau.


Qui est concerné par l'Écolabel Européen ?


30 centres sont aujourd'hui engagés dans la démarche, un a déjà décroché le label : le Manoir du Chambon en Dordogne. Sont évalués : la gestion de l'eau, des énergies et des déchets, la restauration (uniquement pour les emballages), la qualité du cadre de vie, le management environnemental mis en place (quel plan d'action est initié, quelles actions de formation pour l'ensemble du personnel dont les saisonniers...).

Ma mission est d'épauler les centres dans leur démarche. Ils sont aujourd'hui une trentaine à bénéficier de rendez-vous individuels, d'un accompagnement pour le financement, et également d'une animation de réseau. Cela permet de mutualiser et de partager les expériences. L'idée est de permettre à chacun de monter en compétences.


Quelles sont les actions de formation proposées ?


Nous proposons des webinaires thématiques, comme celui animé par Hélène GUINOT sur la loi Egalim (loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous). Deux formations sont également prévues, animées par Biocyclade.

La première concerne la gestion des biodéchets. Il s'agit d'une formation certifiante de Guide composteur afin de permettre aux structures de gérer sur place de façon autonome leurs biodéchets. Elle s’adresse à tous les personnels qui auront en charge la gestion de la plateforme de compostage.

La seconde se déroulera en 3 temps : 2 webinaires et une journée en présentielle, auxquels s’ajoute un accompagnement individualisé. L'objectif est ici de permettre aux acteurs d'avoir une idée précise de ce qu'est la gestion autonome des biodéchets en établissement. Elle doit être un outil d'aide à la décision et s’adresse aux chefs de projet : directeurs, gestionnaires...




Quelle adhésion des centres de vacances ?


Certains centres sont déjà très engagés dans la démarche, convaincus, d'autres hésitent, et d'autres encore ont des priorités différentes. La question de la transition écologique est de plus en plus présente dans les médias, mais la prise de conscience n'est pas encore généralisée ; et des facteurs exogènes freinent encore les bonnes volontés. C'est une démarche complexe, qui nécessite une vraie mobilisation des équipes.


Pourquoi Biocyclade ?


Nous avons enclenché ce travail avec Hélène en prévision de l'obligation légale pour les centres de vacances de trier à la source les biodéchets dès la fin de l'année 2023. Cette question représente un véritable enjeu d'éducation à l'environnement.

Au-delà des compétences techniques évidentes, c'est l'intelligence relationnelle d'Hélène qui nous intéresse. Sa capacité à fédérer une dynamique collective, à aller plus loin que la simple transmission de compétences.








24 vues0 commentaire